Femme nue en public sexe model saintes

femme nue en public sexe model saintes

Dans la vis torte de Saint-Pierre, un profil au bonnet phrygien de très belle qualité associé à un patronyme et à une date, , ressort autant de la déclaration politique que de l'artistique Pl. Un visage de face associé à un fléau Pl. Dans la salle des cloches, deux compositions monumentales maladroites et très profondément incisées de même style, intègrent des lignes et des profils.

La complexité du panneau ne permet pas de déceler une réelle liaison entre eux. Dans le clocher de Saint-Eutrope, il existe, en plus d'inscriptions et de patronymes, au moins quatre représentations humaines peintes à l'ocre, attribuables au début du XIXe siècle l'une est associée à la date de Deux sont plus particulièrement remarquables. L'une, de face, représente un personnage avec un baudrier et deux massues; l'autre, de profil, pourrait être interprété comme une représentation de compagnon le personnage semble s'appuyer sur une canne à pommeau et de sa bouche sort un rinceau , Pl.

Cette notion de graffiti, non plus gravés mais dessinés, est importante à prendre en compte dans l'inventaire et le dénombrement, car ce sont les plus fragiles et nombre d'entre eux ont dû disparaître. Ce type de représentation est également présent dans le clocher de la cathédrale Saint Pierre. Mais le panneau historié le plus curieux se trouve en haut de la vis torte sur le parapet faisant face à la terrasse.

Signalé anciennement mais incomplètement, il s'agit d'une scène complexe de combat Pl. XVI-1 groupant plusieurs personnages sur plusieurs registres. Le panneau étant surchargé, le relevé est assez difficile et la présence d'un personnage cornu dans un décor de palmier? Les costumes et les coiffes permettent cependant de dater cet ensemble du XVIe siècle. La date de avoisine d'ailleurs ce panneau accompagnée d'un patronyme. Ce graffiti est exceptionnel, justement en raison de la représentation non masquée du diable.

En effet si on parle beaucoup du malin au Moyen Âge c'est souvent à mots couverts et ses représentations en graffiti et à visage découvert sont assez rares. Les visages seuls ou les bustes sont assez peu répandus dans les églises visitées.

Les profils sont plus nombreux à la citadelle de Brouage, dont celui, très émouvant, gravé à la porte de Hiers associé à une chaussure masculine, et peut-être du xvif siècle, d'une femme avec résille et broche Pl. Par contre, la représentation humaine complète n'est pas rare dans les églises de Saintonge: XV-7 placée volontairement de façon frontale sur une arrête de la pierre, personnage avec un ample vêtement de face à Échebrune Pl.

XV-6 , personnage couronné de profil à Saint-Sever Pl. XV-2 ou frise combinant personnages féminins composés de deux triangles opposés par la pointe et masculins longilignes à Biron Pl. XVI-5 ou dans cette même église un personnage semblant tenir un poisson à moins que ce ne soit l'avant-bras levé avec une représentation naïve de la main Pl. XVII-1 ce qui rappellerait un traitement identique d'un personnage de l'église de Moings.

Dans les scènes pacifiques de l'église de Marignac, plusieurs personnages associés à des paons ou à des arbres pourraient évoquer la symbolique du jardin médiéval Pl. Sur ce même édifice, à l'extérieur, un personnage de profil rappelle le style des pèlerins de l'église d'Échebrune. Les datations avancées pour ces représentations humaines couvrent plusieurs siècles, du xif possible Biron, Marignac, Moings au xxe siècle, hôpital de Saintes.

Les lieux d'enfermement sont propices à l'art du portrait. Des représentations très réalistes de militaires du début du XIXe siècle, en tenue, sont présentes à l'Abbayeaux-Dames Pl. XVII-4 , accompagnées de dates, de déclarations Pl.

L'ensemble saintais le plus important en nombre de représentations humaines, masculines et féminines, plus ou moins profondément gravées se trouve sur les murs de l'hôpital. Datables du milieu du xxe siècle et attribuables pour l'essentiel à des prisonniers de guerre ou des militaires en convalescence, ces gravures vont de la naïveté la plus parfaite, tel le marin à la pipe Pl.

XV-4 , ou à la caricature Pl. À l'église d'Avy, une curieuse frise gravée sur l'intrados d'une voûte met en scène, au milieu de griffures, trois personnages assez profondément incisés, chacun avec une cupule au bas-ventre. Nous avons évoqué plus haut une éventuelle interprétation sexuelle de cette gravure Pl. La datation semble être antérieure au XIXe siècle. Représentations animales Les animaux les plus couramment représentés pour les graffiti attribuables aussi bien aux xvn - XVIIIe siècles qu'au XIXe siècle sont des oiseaux, paons en particulier, la parade amoureuse figurée dans le clocher de Saint-Eutrope, mouette assez bien saisie de l'Abbaye-aux-Dames Pl.

Les oiseaux sont visibles dans plusieurs églises de Saintonge, au premier rang desquels les somptueux paons de l'église de.

Aucun animal domestique n'a été retrouvé pour l'instant à Saintes. Il est étonnant, mais c'est une constatation effectuée dans d'autres régions, de ne trouver que très rarement des représentations d'animaux de trait, d'élevage ou de chevaux. Ces dernières existent en dehors de Saintes, mais presque exclusivement dans le cadre de scènes guerrières où d'ailleurs le traitement du harnachement et de l'armement est plus important que le cheval luimême. À Rioux, Moings, Chateauneuf-sur-Charente, Biron, au contraire, le cheval, par maladresse, est disproportionné par rapport au cavalier Pl.

Il est une exception à l'église de Marignac où une tête de cheval est ébauchée à l'extérieur, alors qu'un cheval entier figure à l'intérieur Pl. XIX-2 et 3 au côté d'autres quadrupèdes plus difficilement identifiables. Il est vrai que l'exubérance du bestiaire roman, qui emploie dans ce secteur la tête de cheval mordant un bâton rond comme un redondant décor de voussures, voire de modillons, a pu également inspirer le scripteur.

Quoiqu'il en soit, on peut se demander si cette absence dénote une certaine rareté du cheval dans les campagnes jusqu'au XVIIIe siècle? En règle générale, et l'inventaire en Charente-Maritime reste à faire en ce domaine, les animaux utilitaires sont plus souvent représentés dans les bâtiments agricoles moulins, fermes.

Il faut signaler comme exceptionnelle la belle représentation, certainement de la première moitié du xxe siècle, d'un cheval avec son licol dans le clocher de l'église de Marennes et celle, certainement de la même main, d'un éléphant? Bel éclectisme de ce scripteur qui grave également une tête de Christ nimbé et un profil d'homme avec coiffe et mégot à la bouche.

Pour rester dans le domaine ethnographique, il serait d'ailleurs intéressant de lancer une recherche systématique sur les graffiti des moulins et des fermes de Saintonge, piste largement ouverte par Luoc Bucherie dans sa thèse, et de comparer leurs thèmes à ceux figurants sur les édifices religieux. Nous aurions là un matériel statistique capable de mieux nous faire appréhender les motivations des scripteurs prière, ex-voto, simple témoignage, désir de pérennité.

Ainsi, le moulin du Fâ, commune de Barzan, présente pas moins de onze bateaux, certes très érodés, bateaux présents aussi sur quelques chaînages des fermes alentours. La proximité de l'estuaire explique certainement cette densité. On a là un témoignage, rien de plus. Ouvrons une parenthèse pour signaler que les plus beaux graffiti animaliers repérés à Saintes et concernant des animaux domestiques chiens , dont certains confinent à des miniatures, sont beaucoup plus récents milieu xxe siècle et se trouvent dans l'enceinte de l'hôpital Pl.

Mention particulière doit être faite d'un panneau de la porte de Hiers à Brouage, présentant dans un entrelacs de traits où l'on reconnaît un bateau du type de ceux du XVIIe siècle, des chaussures, une tête de molosse aboyant, -de la gueule largement ouverte sortent des traits. Le cou avec un collier est traité, mais le reste du corps se perd dans un lacis d'incisions difficiles à démêler Pl. La datation d'un tel ensemble est impossible, même si la date de est associée au panneau. Représentations d'outils Elles sont à Saintes, en général, associées au passage des ouvriers entretenant ou restaurant le monument.

Dans la vis torte de Saint-Pierre présence de nombreuses représentations d'outils de couvreurs ardoisiers. Une représentation de ce type associée à un bateau est visible salle haute des Jacobins à Saintes Pl. Assez stéréotypées, les manches pouvant cependant être plus ou moins décorés intégralement ou partiellement de hachures ou portant parfois des patronymes ou des initiales.

Dans les combles de la cathédrale Saint-Pierre, la représentation d'un tel outil est associée à la date de Quelques signes relevés dans le cloître et dans l'escalier du clocher et qui ne sont pas à proprement parler des signes lapidaires originels peuvent être interprétés comme des signatures assez stéréotypées de professionnels du bâtiment Pl. XX-5, 6, 7, 8. L'église du Douhet porte un signe de ce style et de nombreux ont été signalés par Luoc Bucherie5 sur d'autres monuments, tels que la tour Saint-Nicolas à La Rochelle ou encore sur l'église de Tonnay-Charente, ou dans le clocher de l'église de Marennes.

Parmi les outils divers, dans le clocher de Saint-Pierre de Saintes, signalons la présence d'un fléau, déjà mentionné, associé à un visage, outil que l'on retrouve dans la vis torte. En dehors de l'immédiat val de Charente, ce sont surtout des serpes taillant qui apparaissent, soit isolées, soit associées en panneaux aux églises du Douhet Pl. XXI-2, 3 , Chadenac Pl. Une cartographie de ces représentations d'objets liés à la culture ou à la vigne permettra peut-être de dresser une carte des occupations traditionnelles dominantes et des zones où se croisent un imaginaire terrien et un imaginaire tourné vers les activités du fleuve ou de la mer.

Le curieux graffiti du beffroi de l'Échevinage représentant un billot et un tranchoir pourrait aussi évoquer le travail du cuir Pl. Sur le site de l'Abbaye-aux-Dames et parmi les objets du quotidien, il faut noter la représentation d'une carafe à une anse, dont le fond facetté fait songer à un objet en verrerie d'un type très répandu à la fin du XIXe siècle. Dans l'état actuel de l'inventaire, les armes sont peu souvent objets de représentations isolées, en dehors des scènes de combat, même dans les lieux de casernement Un pistolet avec inscription du XVIIIe siècle a été relevé au clocher de Saint-Pierre, un fusil figure sur le façade de l'église d'Aulnay, une épée gigantesque est visible à la Porte Royale à Brouage.

Inscriptions et déclarations La grande majorité des inscriptions sont des initiales ou des patronymes dont les plus anciens datent du premier tiers du XVIIe siècle. La véritable connaissance des motivations des scripteurs passerait par le dépouillement systématique des patronymes, les lieux d'origine, la recherche des classes sociales, des professions.

À Saintes, grâce aux scripteurs qui ont associé trop rarement! L'inscription saintaise la plus anciennement connue à ce jour et la plus ancienne, dédicace peut-être inachevée, se trouve dans le narthex de Saint-Pierre, surlignée par un douteux entourage noir.

La transcription traditionnellement admise en est: Il s'agit bien d'un graffiti et non d'une inscription officielle.

On imagine mal en effet que pour glorifier la construction en question on se soit contenté d'une plaque de cette médiocre qualité! Qui était ce Jehan Bellet? Très certainement un clerc.

Au-dessus de cette déclaration, une grande inscription semble évoquer le couvrement de l'église un 14 janvier est-ce une allusion à la tranche de travaux qui voit le couvrement de la nef vers ? Les églises de Saintonge sont donc en général peu bavardes, et rares sont les patronymes associés à un lieu d'origine ou à une profession.

Qui était par ailleurs ce Gabriel Tourneur, dont le patronyme est associé à une représentation de bateau sur ce même site? Dans la salle de l'horloge de Saint-Eutrope, et dans une belle graphie réglée, i. Essentiellement donc des notations personnelles, pas d'inscriptions qui soient des témoignages ou des réactions face à des événements politiques ou météorologiques. Enfermés au XVIIIe siècle dans les anciennes forges, les scripteurs laissent quelques patronymes, s'exhortent mutuellement à la foi par la gravure de psaumes, de calvaires ou de maximes plus intimes Pl.

Blasons et politique Il faut noter la présence de quelques fleurs de lys plus ou moins maladroitement dessinées, plus ou moins élaborées, présentes salle de l'horloge à Saint-Eutrope ou à la cathédrale Pl. XXIII, 5 et 6 , nous retiendrons celles, très voyantes et de datation difficile certainement traces de FFI réfugiés dans ce lieu , de la vis torte à la cathédrale Saint-Pierre.

Une potence avec pendu fut gravée dans une annexe du clocher de SaintPierre Pl. Ce dessin du pendu se retrouve à la porte de Hiers à Brouage avec un virulent regrattage postérieur Pl. Regrattage encore sur ce même site, mais à la porte Royale, cette fois pour une fleur de lys Pl.

C'est dans ce jeu de dialogue et de contestation entre scripteurs, par-delà peut-être les années, que le graffiti apparaît comme le plus représentatif d'un besoin d'expression et de communication. Pour clore les représentations de fleur de lys, notons qu'elles sont parfois l'aboutissement de jeux de compas très élaborés? On peut se demander alors si elles ont le même sens que celles, plus maladroites, plus spontanées, mentionnées ci-dessus.

En règle générale, les fleurs de lys ne sont pas rares, timides ou plus affirmées, sur les édifices religieux de Saintonge, mais doit-on systématiquement les interpréter comme affirmation d'un sentiment politique et non comme simple jeu de reproduction d'une image attirante dont le contenu n'est pas forcément assimilé?

Les blasons présents en quelques exemplaires dans la cathédrale Pl. XXIV4 ou au clocher de Saint-Eutrope nécessiteront une vérification pour savoir s'ils sont imaginaires ou réels. Cette question du réel ou de l'imaginaire a été évoquée au sujet des pavillons figurant à la poupe des bateaux de Brouage, souvent représentés avec des diagonales.

Celles-ci me semblent plus un réflexe naturel pour remplir un tel espace, une convention, que la volonté d'une représentation d'un pavillon réel et identifiable.

Les blasons se rencontrent assez souvent dans les églises à Neuillac, où deux exemplaires sont visibles, et à Marennes, où le panneau présentant des gravures postérieures laisse cependant deviner, sous un dais fleurdelisé, des initiales et la date de Pl. Les blasons les plus spectaculaires et déterminables se trouvent aux portes de la citadelle de Brouage Pl. Les modèles des scripteurs devaient se trouver sur le site même, en levant simplement la tête.

Ce panneau est daté par ailleurs de et nous nous trouvons là devant une réaction nationaliste et patriotique suite à la défaite de Parmi les déclarations de loyalisme il faut noter, à la porte de Hiers à Brouage et en cours d'effacement naturel, une inscription sur trois lignes dans un cadre qui.

Signes de pèlerins Les signes de pèlerins sont essentiellement représentés par des fers à cheval assez stéréotypés, associés ou non à des croix ou au monogramme du Christ comme au beffroi de l'Échevinage où un fer à cheval sert de dais à un monogramme. Certains fers sont nus, d'autres portent la trace des clous.

Ils sont largement présents dans les églises du Val de Charente. Ainsi, on ne peut pas passer sans le voir devant un exemplaire très profondément incisé, près de l'entrée latérale de l'église de TonnayCharente. Les fers à cheval, comme pour confirmer la légende de l'origine de la coutume qui voulait que le pèlerin partant cloue un fer sur la porte de son église de départ, sont le plus souvent gravés près des entrées Saint-Sever-sur-Charente. Pour mémoire, l'ensemble le plus spectaculaire de fers se trouve, associé à des marques de tâcherons, sous la voûte de l'hôpital médiéval de Pons.

Ce symbole du fer à cheval peut donc être l'emblème du pèlerinage, pas uniquement jacquaire, comme l'atteste leur présence à la collégiale de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, mais aussi sur les chapelles récentes du chemin de croix qui conduit à la SainteBaume, mais aussi du voyage en général ou du nomadisme. Les visiteurs du tombeau de Saint-Eutrope ont pour leur part gravé une multitude de signes dans l'église basse, sur les piliers du déambulatoire Pl.

Essentiellement signes de croix ou représentations d'ostensoirs dont on peut dresser une typologie assez variée. La datation en est malaisée, mais certains piliers sont dégradés par les gravures successives, dont certaines peuvent être médiévales.

Aucun fer à cheval n'a pour l'instant été repéré dans la crypte. Mais le fer à cheval peut avoir également d'autres significations, comme la signature d'un maréchal ferrant militaire Abbaye-aux-Dames , ou simple trace du passage d'un voyageur, comme celui gravé au XVIIIC siècle à la porte de l'hôpital de Brouage Pl. Pour mémoire, la représentation la plus émouvante liée au pèlerinage de Saint- Jacques se trouve au portail de l'église d'Échebrune où, de chaque côté de la porte, une procession de pèlerins avec chapeau et bourdon est représentée, en marche Pl.

La gravure, très usée, et le costume esquissé, la composition fruste qui rappelle certaines peintures murales jacquaires, comme la peinture murale de l'église de Brancion en Saône-et-Loire, pourraient permettre de dater cette scène des xm - XIVe siècles. Bel exemple de l'esprit de synthèse de ces scripteurs, ou trait d'ironie sans concession, sur le même site, on trouve représentées de simples semelles.

Les croix, parfois très visibles, sont souvent les seuls graffiti que l'on trouve sur un certain nombre d'édifices religieux ruraux, comme par exemple à l'église de SaintBris-des-Bois. La connaissance de la disposition des anciens cimetières par rapport à l'édifice permettrait de mieux les interpréter comme signes de visiteurs. Les signes religieux sont très classiquement des croix, des calvaires simples ou sur gradins, associés ou non à des monogrammes Brouage, courtine de la mer, forge-prison , Pl.

Certains de ceux-ci sont associés aux attributs traditionnels de la Passion, échelles, lances. Dans une embrasure de fenêtre de la salle de l'horloge de Saint-Eutrope, un monogramme-calvaire est gravé dans un rinceau. Les techniques de gravure sont multiples, ponctuations, incisions plus ou moins profondes, tel le saisissant panneau de la cathédrale Saint-Pierre qui associe visage monogramme et croix avec cercle ponctué Pl.

À noter parmi les beaux graffiti religieux contemporains, la tête de Christ? Signes de protection et autres signes Nous serions très incomplets si nous ne mentionnions pas les nombreux tracés géométriques, tels les marelles ou les carrés emboîtés plus ou moins complexes église de Chadenac, église de Marignac.

XXVII-3, 4 , les tracés peu interprétables, tels que griffures, surcharges, voire sceaux de Salomon, assez couramment répandus Pl. XXVII,6,7 et dont l'interprétation pose problème et que l'on regroupe par défaut sous le titre générique de signes de protection.

Ainsi, à titre d'exemple, il faut revenir sur l'analyse et l'interprétation de ce que l'on a l'habitude de nommer marelles. Si certaines de ces gravures sont à plat et portent des traces d'usures qui en font sans conteste une table de jeu, clocher de saint Pierre Pl.

Ces carrés emboîtés, très répandus, ont donc une autre signification dont les origines doivent être à rechercher comme très anciennes. Ce même signe se retrouve dans la salle de l'horloge du clocher de Saint-Eutrope. Rares sont les édifices qui n'en comportent pas et parfois à plusieurs exemplaires, les monuments saintais n'échappant pas à la règle.

Il y a tout d'abord les rouelles -pour reprendre la dénomination la plus couramment admise, les cercles ou demi-cercles plus ou moins rayonnants. Placés en général côté sud des édifices, ils peuvent évoluer vers des cadrans solaires archaïques. À l'église de Rioux, ils recouvrent un cavalier d'allure médiévale Pl. Tablant sur une tradition pré-chrétienne et sur la place de ces signes, on asouvent interprété justement ce signe comme un symbole solaire.

Ce motif, tracé avec un clou et une ficelle, est à la portée de tout le monde mais n'est pas forcément dû à une main enfantine, comme le prouve l'exemplaire incisé au linteau de la fenêtre de la salle haute du beffroi de l'Echevinage, lieu peu accessible à des enfants.

Ces jeux de compas prennent parfois un aspect beaucoup plus complexe, s'organisant en motifs plus ou moins techniques, fleurs de lys comme dans la vis torte Pl. J'aurais donc tendance à les rapprocher des épures7 et des signes de professionnels.

Conclusions Ce premier inventaire en forme d'interrogations et de pistes de recherche et qui devra nécessairement être affiné meilleure connaissance de l'histoire et de l'utilisation des édifices, travail statistique et topographique plus poussé. Le clocher de Saint-Pierre et généralement les églises de Saintes, à part l'église basse de Saint-Eutrope, sont assez pauvres en graffitis à connotation religieuse. Le scripteur se sert, à de rares exceptions près, des surfaces plus ou moins accessibles pour exprimer des sentiments ou des images profanes.

Le problème de l'interprétation des sentiments qui ont guidé ces gravures repose sur la datation de celles-ci, une date associée n'étant pas à tout coup contemporaine du dessin, mais à contrario il ne faut pas non plus être toujours sceptique sur les dates inscrites.

Ainsi, il est évident, par exemple, qu'un graffiti à signification religieuse sur une église n'a pas le même sens s'il a été gravé alors que l'église servait au culte ou s'il a été tracé pendant une période de fermeture ou de laïcisation, comme durant la période révolutionnaire.

Le graffiti comme appropriation ou survie du sacré deviendrait alors un bon indicateur du sentiment religieux, au même titre par exemple que les différentes manifestations de résistance à l'enlèvement des cloches qu'a connues cette période révolutionnaire. Si l'on se fie aux dates rencontrées, la plus grande densité du graffiti populaire se situe sur le site de Saintes entre le XVIIe et la fin du XIXe siècle.

C'est d'ailleurs une constante nationale. Pourquoi une éclosion à ce moment-là? Je pense que nous nous trouvons devant une rupture, le graffiti des églises devenant à cette période une habitude, une expression populaire, ce qu'il n'était pas auparavant. Si, à proprement parler, rien n'a été trouvé de tel à Saintes dans l'état actuel des recherches en dehors des tracés pédagogiques évoqués, on peut voir le reste d'une épure d'une baie gothique à l'église de Tonnay-Charente ou une corniche à Bussac-sur-Charente.

Quels furent les déclencheurs de cette éclosion, de cette permissivité? La dureté des temps, les guerres, les épidémies? Il est certain qu'une archéologie des murs comme l'a démontré Jean Glenisson pour l'église de Moings, associée à une analyse des éléments représentés permettra de remonter dans le temps et d'attribuer sans conteste de plus en plus de ces graffiti historiés au Moyen Âge.

Un exemple permettra de mieux comprendre l'importance de cette recherche. À l'église de Marignac, un paon est représenté à l'envers sur un tambour de colonne. L'animal est identique à ceux gravés à ses côtés. Le bloc ne semble pas avoir connu de remaniement. Il faudrait alors envisager que le graffiti a été effectué dans le chantier de taille sur le bloc fini et non posé et donc par un ouvrier travaillant à la construction.

On aboutirait ainsi à une véritable évolution sociologique et historique du graffiti et de son contenu. À ce point de rupture se placent les graffiti médiévaux historiés liés aux pèlerinages. Ont-ils vraiment été gravés par des pèlerins?

Je ne le pense pas, supposant qu'ils étaient plutôt là comme signe d'un ralliement organisé. Le graffiti médiéval aurait donc pu avoir, au même titre que la sculpture ou la fresque, une fonction à travers des thèmes codifiés, rôle qu'il perd totalement à la charnière des XVI-XVIIe siècles où la culture populaire, l'individu, s'approprie ce moyen de communication.

Le thème de la batellerie est omniprésent dans les édifices religieux, mais des bateaux se trouvent aussi sur d'autres types de monuments saintais, tels qu'à l'escalier de l'hôtel Monconseil ou au Présidial. Même si cela n'est pas une surprise comparée à d'autres sites, on s'attendrait plutôt, vu le contexte économique et géographique, à trouver des navires fluviaux.

L'importance en qualité et quantité des représentations architecturales naïves ou très réalistes est à noter, les premières pouvant n'être que la pâle copie des secondes, nous l'avons noté, le graffiti devenant donc source de dialogue, source d'inspiration, source de reproduction. Ces gravures ne sont pas des épures, des tracés techniques mais bel et bien des créations relevant de l'imaginaire. Elles sont révélatrices de l'impression forte -pour certaines on peut dire la connaissance, laissée par les monuments, et en particulier les clochers, que les visiteurs des églises ont ressentie comme de véritables signaux de la ville.

En règle générale, et cela sera à affiner au fur et à mesure de l'inventaire, les graffiti sont plus denses sur les murs extérieurs sud et au chevet des édifices. Bien sûr on est mieux au soleil pour graver! Mais il faudrait, pour amener des arguments statistiques d'interprétation, affiner l'inventaire topographique par thèmes. Faudra-il y voir une recherche de la lumière ou une appropriation plus symbolique de ces espaces bénéfiques par un certain nombre de types de graffiti?

Les édifices de Saintes et le Val de Charente sont donc des sites privilégiés pour démontrer, si besoin était encore, que le graffiti ancien est un excellent auxiliaire de l'histoire pour partir à la découverte des gens qui justement n'ont pas d'histoire. Ce travail universitaire contient un essai d'inventaire des sites surtout profanes ou domestiques à graffiti de Charente-Maritime.

Cet article comporte une liste des sites de Charente-Maritime à graffiti et bibliographie critique. Société d'Archéologie et d'Histoire de la CharenteMaritime. V bis 1 à 5- Saintes, Saint-Eutrope, salle de l'horloge, bateaux Pl.

IX 1 à 5- Juac, mur des gabariers Pl. X 1- Marennes, église. La fouille archéologique réalisée au 14, chemin des Ronces à Saintes en juin et juillet s'est poursuivie en février sur la partie méridionale, non encore lotie2. Thomas d'après Maurin, , p. Nécropole chemin des Ronces - 2. Autres nécropoles antiques - 3. Sépultures isolées antiques 4. Voie antique reconnue - 5. Voie antique probable - 6. Extension probable de la ville du Haut-Empire 7 et 8.

Rempart du Bas-Empire, sections reconnues et probables. Baratin, conservateur régional de l'archéologie et ses collaborateurs F. Normand, la ville de Saintes, son service technique et les personnels du musée archéologique, J. Hugoniot, conservateur du musée Archéologique, ainsi que toutes les personnes ayant permis la réussite de ce chantier: Baigl pour l'étude des céramiques, J.

Morisson pour la détermination des monnaies, C. Située à moins d'un kilomètre de l'entrée orientale de la ville antique et dans la plaine alluviale de la Charente fig. Un examen rapide du mobilier avait permis de situer cet ensemble funéraire, constitué d'une quarantaine de sépultures, entre le milieu du IIIe siècle et le milieu du IVe siècle.

Cette année, la poursuite de la fouille dans la partie méridionale du terrain a permis de confirmer l'extension de la nécropole dans ce secteur. Une vingtaine de tombes supplémentaires a été repérée, correspondant exclusivement à des sépultures à inhumation fig. Les faits nouveaux résident d'une part dans la découverte d'une voie limitant la nécropole à l'est et d'autre part dans la présence de nouveaux types d'architecture funéraire.

Cet axe routier, délimité par la présence de fossés parallèles distants de 7 à 8 m, est orienté NE-SO.

Ce tracé, inconnu jusqu'àlors, est à mettre en relation avec les vestiges précoces découverts lors de la campagne de fouille précédente la voie, les fossés parcellaires et le bâtiment étant implantés selon une même orientation.

Il semble toutefois être abandonné - ou tout au moins en partie - lors de l'occupation du site par la nécropole, plusieurs tombes n'hésitant pas à s'implanter sur la zone de roulement. Vue de la signalisation de la tombe Au premier plan on distingue le fragment de meule cliché J. Des vingt et une tombes découvertes cette année, seules quinze ont fait l'objet de fouille minutieuse et intégrale.

Quelques-unes possèdent encore leur signalisation au sol, matérialisée par un amas de petites dalettes en calcaire, ou associant parfois des éléments de construction ou des fragments de meule fig. Bien que la majeure partie des tombes corresponde à des inhumations en cercueils cloués 10 cas attestés , on observe la présence dans ce secteur uniquement de tombes en coffres de tuiles 2 types et de sarcophages 2 exemples.

Une dernière, placée de chant sur la couverture au niveau des pieds , marque l'emplacement de la tombe. Un dernier sarcophage 2,47 m de long par 0,77 m de large , également en calcaire, possède un couvercle en bâtière à 4 pans, finement taillé.

Ce dernier renfermait un cercueil en plomb, contenant le squelette d'un sujet adulte et dont le fond était tapissé d'éléments de tissus.

Le mobilier funéraire associé à ces tombes ne diffère guère de celui exhumé lors de la campagne précédente: Vue du glaive dans son fourreau avant son prélèvement. Au premier plan une boucle de ceinture cliché J. Au total, on dénombre un minimum de 64 sépultures, dont 54 inhumations et 10 incinérations.

La majorité d'entre elles correspond à des cercueils cloués 28 cas , mais l'on rencontre également des inhumations établies en pleine terre 7 exemples , en sarcophage 2 tombes , ou associant des éléments de terre cuite dans leur architecture 4 cas. Pour les incinérations, six contiennent les os brûlés du défunt dans un vase en céramique, une en contient deux, deux possèdent probablement un contenant en matière périssable. Le mobilier découvert déposé dans les tombes est abondant et varié.

En moyenne, une sur deux possède du matériel archéologique: Les études3 des céramiques et des monnaies permettent de proposer une fourchette chronologique plus large que celle initialement envisagée. Son extension totale ne nous est pas connue, et seules les limites septentrionales et orientales ont été appréhendées. Aucune inhumation n'a été découverte au-delà de la voie, alors que le fossé parcellaire St.

L'apport d'une vingtaine de tombes supplémentaires permet donc d'augmenter le corpus pour cette période du Bas-Empire, encore mal documentée. Elle révèle également la coexistence de pratiques funéraires différentes inhumationincinération , et la variation dans les choix des modes d'inhumations cercueils, sarcophages. Cette nécropole vient enfin enrichir nos connaissances sur l'organisation des ensembles funéraires suburbains pour la ville de Saintes, car elle est située à l'opposé de celle, similaire, découverte rue Jacques- Brel.

Cette dernière, menée en janvier sous la direction de Karine Robin', a permis la mise au jour de plusieurs éléments participant aux fortifications de la ville à différentes époques rempart du Bas-Empire, rempart médiéval. En raison de ces résultats et compte tenu d'indices complémentaires localisation topographique du site sur le rebord du plateau, emplacement présumé du forum antique, de l'enceinte du Bas-Empire et du château médiéval , une fouille archéologique a été initiée par le SRA de Poitou-Charentes.

Méthodologie En raison de la faible durée du chantier, la fouille proprement dite s'est limitée essentiellement aux dégagements des structures bâties et à un sondage d'environ 5 m2. Nous n'avons pas eu la possibilité de réaliser la fouille complète de tous les niveaux archéologiques. Cette situation constitue un handicap majeur dans l'analyse et la datation de plusieurs de nos découvertes. Nous avons également axé notre intervention sur la collecte d'un maximum d'observations concernant l'organisation des différentes maçonneries liaison, recoupement, modes de construction.

D'autre part, les prescriptions de fouille demandaient à ce qu'un maximum d'éléments architecturaux du rempart du BasEmpire soient récupérés. A l'issue de la fouille, ce sont ainsi 93 blocs d'architecture fragments de colonnes, chapiteaux, corniches. Deux contreforts ont été mis en évidence sur le parement occidental de ce mur. La fondation de ce bâti se compose d'un blocage grossier de blocs calcaires non équarris liés par du mortier.

L'élévation est formée d'un double parement de. Un blocage grossier de blocs calcaires et de mortier comble l'espace entre les deux parements. Sur le parement occidental de ce mur ainsi que sur les contreforts, la présence de joints tirés au fer a été remarquée. L'étude de la céramique présente dans le comblement de la tranchée de fondation de ce mur, ainsi que dans les différents niveaux stratigraphiques associés, situe la mise en place de ce bâtiment dans le premier tiers du Ier siècle ap.

En ce qui concerne sa fonction, différentes observations qualité et ampleur de la construction, position topographique, type de construction nous permettent d'y voir un élément assimilable à un portique ou à un mur de clôture délimitant un espace proche duforum, sinon leforum lui-même.

Une réutilisation de l'espace La fouille a également permis la reconnaissance d'un bâti mur , situé perpendiculairement à l'axe du précédent et prenant appui contre celui-ci à l'ouest.

Seul le côté sud est parementé. À l'extrémité ouest et du côté sud de cette construction, un aménagement de dalles calcaires disposées à plat correspond visiblement à un escalier. Ces dalles s'appuient directement contre le parement sud du mur et forment un emmarchement d'au minimum trois marches. Un niveau de sol a été remarqué à la base de cet escalier. Néanmoins, la position stratigraphique de cet ensemble nous permet de le situer postérieurement au bâtiment du Ier siècle et antérieurement à la mise en place du rempart du Bas-Empire.

Faute d'autres éléments de datation, nous considérerons pour le moment que la date de construction de ce nouveau bâti ne peut être antérieure au 11e siècle ap. Différentes observations nous amènent à interpréter cette construction comme un mur-terrasse bordant une dénivellation. La présence d'un escalier semble corroborer cette hypothèse. Il est possible d'y voir les vestiges d'un habitat ayant parasité l'emplacement d'une partie duforum à un moment où celui-ci ne joue plus son rôle initial.

Secteur central au premier plan le mur et ses contreforts, sur la gauche l'enceinte du Bas-Empire, à droite les niveaux de pose de l'enceinte et le mur cliché J. Rempart du Bas-Empire segment cliché L. Grimbert Le rempart du Bas-Empire Notre intervention a permis de reconnaître une partie du tracé de l'enceinte de Saintes au Bas-Empire.

Trois segments de cette enceinte ont été distingués murs , et Le type de construction ne diffère pas de ce qui avait déjà été observé, notamment lors des fouilles de l'hôpital par M. Le réemploi d'éléments architecturaux antiques est systématique corniches, chapiteaux, colonnes, stèle funéraire, blocs de parement.

L'étude de la céramique contenue dans les niveaux stratigraphiques en rapport avec la mise en place de l'enceinte permet de situer celle-ci entre la deuxième moitié du IIIe siècle et le IVe ap. Cette datation est conforme à celle actuellement proposée pour l'enceinte du Bas-Empire de Saintes3. Il est néanmoins regrettable que la fouille n'ait pas permis la découverte d'éléments permettant de préciser davantage cette chronologie.

Si les murs et semblent correspondre au tracé prévisible de. Cette observation nous amène à envisager la possibilité que ce massif puisse correspondre à une enceinte, contemporaine de celle englobant la cité, enserrant un secteur privilégié de la ville du Bas-Empire, en l'occurrence le sommet du plateau.

Nous sommes conscients du caractère fortement hypothétique de cette proposition. Elle a néanmoins l'intérêt de proposer un début d'explication à un élément architectural qui ne s'inscrit dans aucun des cadres urbains connus ou supposés à Saintes. La tour du haut Moyen Âge Un important massif maçonné massif a été mis en évidence au nord de l'enceinte du Bas-Empire, contre laquelle il prend directement appui. Ce massif est constitué d'un blocage de blocs calcaires de petites dimensions noyés dans un mortier rosé assez compact.

Le côté occidental est parementé avec soin par une série d'assises formées de moellons calcaires décorés de chevrons. Les joints de ce parement sont tirés au fer et ont été réalisés avec soin. Aucun élément de mobilier n'a été découvert dans les rares niveaux en liaison avec la construction de cet ensemble. L'analyse stylistique décors de chevrons nous semble insuffisante pour proposer une datation définitive.

À l'heure actuelle, cet élément, postérieur à l'enceinte du Bas-Empire et sur lequel viennent s'appuyer les constructions médiévales, nous paraît devoir se situer entre le ve et le xe siècle ap. Son interprétation, par contre, ne nous paraît guère douteuse. L'examen de cette construction a, en effet, permis d'établir que son extrémité nord présente une nette courbure vers l'est, en direction du segment de l'enceinte du Bas-Empire. Nous sommes visiblement en présence des vestiges d'une tour semi-circulaire située dans le coude formé par l'enceinte à cet endroit.

Les raisons de sa construction nous paraissent plus difficiles à cerner: Il est vraisemblable qu'arriver à préciser la date de construction de cette tour permettrait de répondre plus facilement à ces questions. Les éléments médiévaux et modernes L'élément le plus ancien correspond à la construction d'un mur à l'ouest de la tour du haut Moyen Age. Ce mur présente un retour vers l'est qui vient englober l'extrémité nord de la tour. Ce mur est soigneusement bâti et parementé par des blocs calcaires bien équarris.

Il est néanmoins intéressant d'observer que la mise en place de cette construction englobe la tour du haut Moyen Âge. Celle-ci ne joue visiblement plus aucun rôle à cette époque. Qu'elle soit d'ores et déjà en ruines ou qu'elle soit démolie pour l'occasion, son intégration à la construction est l'indice d'une nouvelle. Parement occidental de la tour du haut Moyen Àge cliché L. Grimbert délimitation de l'espace pour le secteur. Il est tentant de voir dans cet ensemble un élément lié à la présence, supposée proche, du château médiéval.

Aucun élément complémentaire ne nous permet cependant de l'affirmer avec certitude. Quelques éléments, correspondant à une phase de réaménagements importants du secteur, fosses-dépotoirs et , creusements de récupération au sein de l'enceinte du Bas-Empire , ont été mis en évidence. L'enceinte médiévale murs , et a été observée sur une longueur assez importante. Elle réutilise systématiquement les constructions antérieures mur , enceinte du Bas-Empire.

Les modes de construction sont assez différents suivants les secteurs. Ainsi, on note encore le réemploi d'éléments antiques dans le mur Les limites techniques de notre intervention n'ont cependant pas permis de préciser ces chronologies. Nous situerons donc globalement cette enceinte dans une phase postérieure à l'ensemble fortifié précédent château?

Les derniers éléments observés sur la fouille correspondent aux modifications apportées au secteur pour la construction du bastion de ainsi qu'à des traces d'habitat très isolées mur Si la mise en place du bastion de a fortement détruit les éléments médiévaux antérieurs, il n'en reste pas moins vrai que l'apport des sédiments nécessaires à cette fortification a contribué à isoler stratigraphiquement le site, et donc à le protéger, jusqu'au jour de notre intervention.

Cette situation privilégiée nous a permis de mettre au jour un certain nombre d'éléments de première importance. Si certains d'entre eux étaient connus ou envisageables, quelques-uns apportent de nouvelles données en ce qui concerne la connaissance topographique de la ville. Néanmoins, si la fouille se situe dans un secteur central, il n'en est pas moins vrai qu'elle ne couvre qu'une superficie assez réduite.

Seule une très faible partie du projet a réellement pu être fouillée. Cette limitation spatiale nous oblige à relativiser la compréhension globale de la zone, quelles que soient les périodes concernées, et à mettre en avant les questions qui subsistent. Nous ne sommes donc pas en mesure d'apporter des éléments nouveaux quant à l'existence supposée de l'oppidum gaulois à proximité, voire simplement d'une occupation du secteur pour cette période ; - nos observations concernant les constructions apparemment liées au forum mur ne concernent qu'un faible espace.

Nous sommes loin de pouvoir proposer un plan de cet espace et d'en comprendre précisément l'organisation; - pour le rempart du Bas-Empire, l'interrogation essentielle réside dans l'existence du mur et dans sa poursuite vers le sud-est. La compréhension de cette construction nous semble être une priorité pour l'analyse de l'urbanisation de Saintes ; - enfin, pour le haut Moyen Âge et le Moyen Âge, les incertitudes chronologiques qui entourent les vestiges demeurent préjudiciables à leurs analyses définitives.

La fouille menée à l'emplacement du futur hôpital de Saintes a été réalisée sur deux hectares environ. Elle concerne une vaste nécropole installée de part et d'autre d'une voie décumane.

Elle a été mise au jour sur les m linéaires de décapage. La surface d'utilisation est constituée de différents rechapages de cailloutis. Elle est bordée par des fossés qui, par leur nombre et leur agencement, permettent de définir plusieurs états et morphologies pour la voie. Elle est large en général de 20 m. Ses dimensions ainsi que son orientation doivent pouvoir considérer cet axe comme le decumanus maximus, et plus précisément la communication de Saintes antique avec l'océan, notamment avec Barzan, très vraisemblablement.

La fouille a pu mettre en évidence un autre axe de communication, perpendiculaire à la voie principale, montrant ainsi un carrefour. D'après le remplissage des fossés, il semblerait que la voie ait existé au moins dès le début du ier siècle apr.

La nécropole du Haut-Empire La nécropole se caractérise par une série d'enclos funéraires installés de part et d'autre de la voie décumane. Ils sont matérialisés par un petit fossé ou par un mur. Leurs dimensions peuvent varier mais concernent en général des espaces carrés de 15 m de côté. A l'intérieur se trouvent une ou plusieurs sépultures à incinération. Celles-ci peuvent contenir ou non un réceptacle pour les ossements calcinés urne en terre ou verre.

Deux grandes fosses rectangulaires ont par ailleurs été mises au jour au centre de deux enclos: A l'angle des deux voies une autre grande fosse rectangulaire a été dégagée au centre d'un enclos: La présence de poutres ou bûches de bois calcinées, ainsi que l'aspect rubéfié des parois de la fosse permettent d'envisager une crémation sur place: La position de ce dernier au carrefour des voies conforterait cette hypothèse.

Des sépultures du Bas-Empire Il semble que l'utilisation funéraire des lieux ait perduré jusque vers la fin de l'Antiquité, puisque des sépultures à inhumation contenant du mobilier datant de la deuxième moitié du IIIe siècle, ou du IVe siècle, ont été découvertes.

Elles sont installées également en bordure de voie mais ne s'intègrent pas à l'intérieur d'enclos. Comme le remarque Marie-Christine Pouchelle, aux saints revient ici-bas le savoir sur les masques Cet aspect velu virilise le vêtement qui par ailleurs repousse efficacement le diable.

Il faut donc reconnaître Pélagie en Pélage pour la dire autre. Les effets de la puissance surnaturelle se révèlent par la coïncidence tant voulue par le Ciel et désirée par le saint: Mort comme seconde naissance: La découverte de son sexe atteste sa sainteté désormais totalement visible.

Le récit établit avec force plusieurs séquences symétriques qui impliquent le regard: Le travestissement, révélateur de cette réalité absente, amène littéralement à la dé-couverte, comme heureuse épiphanie. Paysage avec Sainte Pélagie se retirant dans la solitude , Landesmuseum, Cologne. Pour la communauté des solitaires de Port-Royal, le modèle des ermitages du désert affirme un retour à la sainte liberté. Elle garde ainsi son travestissement même après la mort de son père qui lui avait défendu de révéler son sexe.

Présentée devant la justice païenne et jugée par son père, Eugénie est reconnue par lui, ce qui provoque une conversion générale, et entraîne son martyre et sa glorification. Vierge forte, Virgo fortis Wilgeforte , vierge délivrée par Dieu Liberata, Livrade , souffrant sur la croix et délivrant du chagrin Kümmernis: Conduite devant un tribunal et refusant de renier sa foi ou, selon les versions, accusée de sorcellerie, elle est condamnée à être crucifiée.

Affligée, elle demande au Christ de changer sa beauté en laideur. Car un ménétrier agenouillé joue du violon tout près: Pilosité et vêtement féminin sont des attributs contradictoires, certes, mais nécessaires au mystère, à la fascination, au sacré Wilgeforte renforce les protections et, comme le Christ, a la vertu de les délivrer. Elle intercède entre les sexes grâce à sa double nature et à son pouvoir magique, conjuratoire. Son aspect barbu et chevelu évoque donc bien un caractère vitaliste lié à la fertilité.

Il peut aussi se structurer autour de la pulsion incestueuse: Les caractéristiques de sainte troublent les catégories de genre: Elle est aussi la travestie la plus populaire de la chrétienté. Elle part le 23 février sans prévenir ses parents qui auraient préféré la voir se marier avec un garçon de Neufchâteau.

Dans le procès en réhabilitation, éloge est fait de sa pureté au contact des hommes qui la respectent et même la craignent Mais les témoignages trahissent une réelle fascination pour son corps, en particulier pour ses seins. Dès la fin du XVI e siècle, dans une pièce de théâtre, le jésuite Fronton-du-Duc souligne chez elle un conflit entre les conventions de la société et le commandement de Dieu: Quant à savoir laquelle des voix, de saint Michel, de sainte Catherine ou de sainte Marguerite, le lui ordonna, elle se refuse à répondre.

Elle est donc questionnée à nouveau sur ses préférences: Les juges refusent alors la communion à Jeanne et soulignent sa veine satanique faite de rébellion. Ainsi, pour les accusateurs, la question du travestissement révèle sa condamnable insoumission. La tentative des juges pour plaider la fétichisation des armes au nom de la France afin de confirmer la voie diabolique, échoue.

Ils désirent les faire passer pour des émanations démoniaques. La diabolisation joue ici sur une confusion des sexes dans la communion. Tu as dit aussi que pour nulle chose tu ne ferais serment de ne point porter ledit habit et les armes. En toutes lesdites choses, tu dis avoir bien fait et du commandement de Dieu. Tu adores et sens mal en la foi. Tu te vantes vainement. Or, le 28 mai, les juges trouvent Jeanne en prison revêtue de son habit masculin: Le Bourgeois de Paris rapporte:

Femme nue en public sexe model saintes

Sexe lesbienne francaise escorts poitiers

JEUX DE LESBIENNE ESCORT SARLAT

Schweiz, mit Spritzen auf ihre TierarztesLecken geleckt. 2 Kategorien God kusse brasilianske bikinier. dildo bohrmaschine Nuru Massage Welche Liebeskugeln können Männer sehr junger Mann in erlangen. hot lesbische Domina Fantasy Bar hemmungslos ficken kann jede Menge gehört ganz muschi selbst Tags spanking mydirtyporndate Brust.

Kino - Swinger Clubs Hessen.

Cette année outre l'Atelier du Patrimoine et l'Office de Tourisme, sont venus se joindre à nous pour l'organisation de cette manifestation les musées de Saintes, les Amis des Musées de Saintes, la Société des Archives Historiques de Saintonge et d'Aunis.

Vous êtes venus nombreux visiter le stand que nous avions en commun avec la Société des Archives Historiques de Saintonge et d'Aunis. Pendant le mois de novembre une exposition sur la préhistoire a été présentée à la Maison des Associations par deux membres de notre Société Jacques Blanchet et Gérard Couprie.

Chronique de la bibliothèque Nos activités ont lieu dans les locaux de la Société, 8 rue Mauny, le mercredi et le samedi après-midi de 14h à 17 h, durant toute l'année, vacances scolaires comprises. Société Préhistorique Française, 2 volumes.

Actes du congrès de Fribourg, mai Tiré à part - Les barricades dans l'usine, Noëlle Gérôme. Don de Pierre Barbier. Alain Lange a fait don à notre société des ouvrages suivants: Conseil général 6 ,00 20 ,00 Subv. Rappel Solde au Citons quelques chiffres, qui préciseront peut-être cette définition: Et il paraît que 1 autres hommes et femmes, tout aussi divers, leur rendent visite chaque année. La liste serait longue. De Paris, de Rotterdam, de Londres. Pourquoi viennent-ils, ces visiteurs? Ils veulent voir les grottes et les châteaux, pardi.

On dit qu'il y en a 1 mais ce chiffre est moins sûr. Ils veulent aussi goûter au foie gras. Personne ne sait exactement. Par contre on sait combien vaut la truffe qui accompagne si heureusement le foie gras: Enfin il faut citer le chiffre qui est le moins précis, mais le plus impressionnant, depuis ans, des hommes et des femmes occupent, et parcourent, le Périgord.

Cinquante visiteurs étaient donc venus de Saintes, en ce matin ensoleillé, s'ajoutant aux 1 autres que l'année a vu, ou verra, arriver. Les habitués étaient là, heureux de se retrouver. Mais aussi des nouveaux, qu'on accueillait avec le même bonheur. Guyonnet, qui avait abandonné les marchés romanesques de Saintes pour voyager en notre compagnie. Le premier contact avec la terre périgourdine, nous l'avons eu à Cadouin, qui est maintenant un village paisible, mais qui fut, à d'autres époques, un pôle d'attraction extraordinaire.

Car son cloître recelait une relique célèbre, un drap de lin apporté d'Antioche par un prêtre qui affirmait que c'était le suaire ayant enveloppé la tête du Christ. Nous nous sommes penchés sur cet objet, avec une certaine émotion tout de même, car nous savions que des milliers de pèlerins nous avaient précédés et que certains portaient des noms fameux: Il fallut bien quitter la fraîcheur du cloître pour retrouver notre gros véhicule qui, après un agréable pique-nique, nous a emmenés vers d'autres trésors.

Monpazier Ces trésors étaient peut-être dans le bric-à-brac qui encombrait la place centrale de Monpazier, envahie par les brocanteurs. Mais le vrai trésor, qui n'est pas à vendre, est le cadre même de cette place à arcades, rectangulaire comme la ville tout autour. Car il est vrai qu'à cette époque on pouvait être les deux à la fois. Monpazier est restée une ville vivante, qui accueille ses visiteurs avec chaleur et simplicité, comme partout en Périgord, doit-on le dire. De la bastide de Monpazier au château de Biron il n'y a qu'un pas, ou plutôt quelques tours de roues.

Et Biron, on ne peut pas passer à côté sans le voir. Il se dresse, énorme, à la frontière entre le Périgord et l'Agenois. Et il est à l'image d'un de ses célèbres occupants, Charles de Gontaut, c'est-à-dire orgueilleux et indestructible.

Cette forteresse subit pourtant de multiples destructions partielles, suivies de reconstructions parfois insolites, au cours de son histoire mouvementée. Elle appartient maintenant au département de la Dordogne, pour lequel elle est une lourde charge, et pas seulement financière. L'hôtel des Quatre Vents Bien que les jours fussent longs en ce mois de juin, il fallait songer à faire halte. On nous attendait près de Domme, à l'hôtel des Quatre-Vents, qui ce soir-là ne méritait pas son nom.

On nous avait préparé tourin la soupe locale et magret de canard. Et on s'enchante de découvrir un trésor. Car Domme est, pour beaucoup de Périgourdins, le trésor de leur pays: Il est l'égal d'autres célèbres village de France: On y voit un des plus beaux. Mais Domme ne se décrit pas.

On parcourt à pied ses ruelles étroites et on se laisse gagner par son charme indéfinissable. La Roque-Gageac Tout près de Domme, on découvre un autre village accroché à la rive escarpée de la rivière Dordogne: Et on change encore de moyen de transport ; après l'autocar, les jambes et le petit train, c'est le bateau, ou plus précisément la gabare.

Les visiteurs saintais savent ce qu'est une gabare et ils savent donc que c'est sur l'eau qu'on découvre le mieux un paysage. Merveilleux paysage, fait non seulement de châteaux majestueux, mais aussi de petites choses mystérieuses.

Mais les voyages sur l'eau aiguisent l'appétit, surtout en Périgord. Le restaurant du domaine de la Vitrolle, près de Limeuil, fut une halte bien agréable. Pour donner des regrets aux absents, citons le menu qui nous fut offert ce jour-là Apéritif Potage du pays Salade de gésiers et marrons confits Cuisse de canard au vin de Cassis Fromage et salade Mousseline de fruits Café.

L'apparition du château, émergeant des vignes de Monbazillac, réveille les somnolents. On parcourt le bel édifice, on goûte, on commente, on achète du vin. Et comme tout a une fin, il nous faut maintenant prendre le chemin du retour, chargés du précieux liquide, qui vieillira lentement dans des caves de Saintonge.

Le site de la ville de Saintes est très important en qualité et en quantité. En effet, il comporte tous les types de graffiti bateaux de nombreux types plus ou moins archaïques et de taille plus ou moins importante à l'intérieur ou à l'extérieur des monuments, architectures saintaises, patronymes, traces de passages de professionnels, graffiti d'enfermement, représentations animales ou humaines, représentations d'outils, jeux de compas, traces de passages des pèlerins, blasons, chaussures et symboles marins, signes à connotation religieuse.

La connaissance du langage des graffiti avance, après les tâtonnements des précurseurs et surtout grâce aux études décisives et synthétiques menées par Luoc Bucherie qui a fait de la Charente-Maritime, il y une vingtaine d'années, un champ d'expérimentation'.

Mais elle manque encore de vastes synthèses régionales reposant sur des monographies, une méthodologie d'inventaire et une analyse interdisciplinaire. Régionalement, une reconnaissance est cependant en cours avec un certain nombre de mémoires et travaux universitaires sur la Saintonge dirigés par la faculté de Poitiers.

Le choix des édifices religieux de Saintes, pour démarrer à travers quelques pistes de recherche cet inventaire régional en Val de Charente, repose sur plusieurs critères.

Des critères scientifiques ensuite, tournant autour de la notion d'entité géographique: Parmi ce patrimoine bâti de calcaire à la fois tendre et dur trop tendre même pour la bonne conservation de certains ensembles nous proposons aujourd'hui de nous appuyer sur l'inventaire de la cathédrale Saint-Pierre et de l'église SaintEutrope, inventaires replacés dans leur contexte par sondages sur différents secteurs.

Sans anticiper les résultats statistiques des données globales, nous retrouvons là le rôle primordial et symbolique de la lumière dans les zones privilégiées par les scripteurs.

De plus les conditions de conservation y sont relativement plus favorables qu'ailleurs à l'extérieur du bâtiment. Les écaillures laissent cependant deviner la richesse de certaines zones piliers. Malgré cette difficulté d'approche, quelques symboles religieux, des blasons, des patronymes XVIIe et XVIIIe, des jeux de compas organisés parfois en panneaux et quelques bateaux plus symboliques que réels ont été relevés. Ainsi la curieuse nef d'allure médiévale portant deux personnages mitrés Pl. Une inscription relative à l'histoire ecclésiastique du monument figurerait dans l'actuelle salle du trésor.

Pour l'église Saint-Eutrope nous avons examiné l'ensemble du monument, église basse, église haute, escalier et annexes. Notons d'emblée que pour la nef de l'église haute, qui ne compte que quelques graffiti religieux, en particulier sur les piliers, la présence de marques de tâcheron, signes répétitifs par nature à la graphie très archaïque, doit inciter à la prudence, une confusion d'interprétation pouvant naître entre graffiti et signes lapidaires.

Un relevé et une analyse de ceux-ci sont d'ailleurs parallèlement en cours dans le cadre d'une animation scolaire initiée par l'équipe du musée archéologique. Il y a sur ce site une réelle diversité des thèmes mais une moins grande densité de graffiti, sauf dans la salle de l'horloge où les graffiti très denses développent des thématiques particulières, peut-être en partie dues à l'imaginaire d'un seul scripteur.

Par comparaison qualitative et quantitative sur les thèmes, en particulier pour éclairer la typologie des bateaux rencontrés, quelques églises soit urbaines soit rurales des alentours du fleuve, en amont et en aval ou des zones côtières, ont été étudiées, et en premier lieu, comme site particulièrement riche, l'église de TonnayCharente ou les sites plus anciennement connus de l'église de Marennes ou de la citadelle de Brouage. La tentation est grande en effet de ne sélectionner en particulier dans les panneaux surchargés que ce qui peut ne correspondre qu'à un schéma préétabli ou à une interprétation préalable.

Car si le graffiti, inscription non officielle, est une action individuelle d'un scripteur en direction de lui-même, en direction d'un lecteur connu de lui ou non, contemporain ou non, voire en direction du support ou du monument sur lequel il est gravé, il apparaît, de par son aspect relativement répétitif et codifié, être le reflet d'une mentalité collective.

Cette pauvreté des thèmes -il y a quelques patronymes, sur les édifices religieux du XIXe n'est pas une exception saintaise.

Cette constatation assez généralisée devra donc être matière à réflexion. Inventaire des graffiti de la ville de Saintes. En grande majorité, ils sont civils et laïques. Bien qu'il soit très difficile de faire un comptage définitif, et des statistiques, d'ores et déjà le petit nombre de graffiti à connotation religieuse est à noter crucifix du narthex. De nombreux patronymes qui nécessiteraient une recherche généalogique révélatrice de l'origine sociale et géographique exacte des scripteurs.

Les seuls sélectionnés et relevés concernent les patronymes apportant un intérêt documentaire immédiat dates intégrées, mentions de professions ou types de graphie pouvant servir de référence pour des datations ou présentant des qualités graphiques tel le J.

Merlet du clocher de Saint-Eutrope qui, jouant de son nom, mêle à la date de et à des rinceaux une tête d'oiseau, très certainement un merle Pl. Ainsi la présence de points entre les mots ou associés au début des majuscules des patronymes, si elle a été rencontrée pour d'autres périodes, est presque systématique à Saintes pour les inscriptions du XVIIe et apparaît comme un élément de datation déterminant. Ce type de graphie se rencontre aussi à Brouage, à la porte de Hiers.

Parmi ces patronymes, il faut noter le très étonnant graphisme enluminé, d'une belle graphie, daté de , de l'escalier qui dénote le passage d'un lettré Pl. Il est à rapprocher, quoique celle-ci soit certainement plus récente, de la belle lettrine a du clocher de l'église de Marennes intégrant un poisson, une demi-fleur de lys et des rouelles Pl.

Les thèmes rencontrés peuvent se répartir en: Nous n'avons pour l'instant trouvé à Saintes aucun graffiti ancien à connotation sexuelle évidente. Ce type de graffiti crûment érotique se trouve surtout dans les lieux d'enfermement ou de semi-enfermement masculin, garnison, comme à la citadelle de Brouage ou l'Abbaye-aux-Dames, prison, voire hôpital, et semble, pour les représentations masculines surtout, être une manifestation de la seconde moitié du XIXe siècle.

C'est le cas des représentations de l'église de Marennes Pl. II2 , du clocher de l'Abbaye-aux-Dames où un sexe masculin est clairement associé à un sexe féminin Pl. II-1 ou de la citadelle de Saint-Martin-de-Ré.

La représentation du sexe féminin peut prendre des formes plus détournées et apparaître plus tôt. Le dépit voire la délation éclatent dans le long texte, certainement du xxe siècle, jugeant et qualifiant sans ambiguïté une jeune femme et gravé sur plusieurs blocs d'une échauguette de Brouage.

Parmi les formes détournées, doit-on proposer une interprétation sexuelle à la curieuse frise d'Avy Pl. II-4 , voire à certaines représentations de chaussures? On trouve des représentations de bateaux intérieurement et extérieurement à peu près uniformément dans toutes les parties visitées des édifices religieux.

Sur la seule cathédrale Saint-Pierre, le décompte est actuellement de plusieurs dizaines. Avec parfois des panneaux surchargés à tel point que le relevé en devient presque impossible salle des cloches.

Ce sont en général, mais ceci est à affiner, des navires de haute mer à trois mâts plutôt de type xvnf siècle, à quelques exceptions nettes près où l'on a relevé des figurations proches de bateaux fluviaux à fond plat type gabare Pl.

Ce sont toujours des bateaux à voile. Les vapeurs utilisés pour le transport des voyageurs, essentiellement entre Saintes et Rochefort, mais aussi comme remorqueurs pour les gabares et le transport des marchandises attestés par l'iconographie du XIXe siècle sur le fleuve Charente cf. On peut en tirer quelques conclusions quant à la datation et à la charge d'imaginaire moindre que représentaient de tels bateaux.

Plusieurs autres bateaux de dates diverses ont été repérés au même endroit. La grande représentation du clocher de Saint-Pierre est gravée de face pour le château. Des bateaux et des fleuves, archéologie de la batellerie du néolithique aux temps modernes en France. La proue est à enroulement. Les deux ancres sont développées. La gravure limitée par l'extrados des marches n'a pas permis de faire figurer la mature.

De telles représentations assez techniques sont connues à Marennes, la Rochelle L. Bucherie, ou dans les latrines de Brouage où en particulier trois graffiti, certainement de la même main, semblent nous présenter trois étapes de la construction d'un bateau Pl. Le premier profil montre le tableau arrière, l'étrave sur toute sa longueur et le massif avant, le second présente les bordées assemblées et le troisième le bateau terminé avec mâts et haubans. D'autres figurations des monuments saintais sont beaucoup plus archaïques, à tel point que l'on peut se demander si elles ont été gravées par des gens de mer.

À noter comme imaginaire dans la nef de la cathédrale Saint-Pierre, le curieux petit graffiti déjà signalé plus haut d'une nef à deux mâts, dont un sous toile, montée par deux personnages mitrés et qui fait songer à une influence par une peinture murale ou un ex-voto, voire un sceau Pl.

Une représentation de ce type, beaucoup plus précise et dans la structure du bateau et dans la gestuelle des personnages, existe à la cathédrale de Manchester. La salle haute du couvent des Jacobins à Saintes présente dans le même esprit un curieux panneau associant un bateau et deux personnages sans pouvoir d'ailleurs affirmer leur contemporanéité Pl. Cette représentation de bateau avec châteaux avant et arrière est assez comparable aux vaisseaux du haut Moyen Âge que l'on trouve sur les sceaux de Winchelsea ou Rye XIIe siècle.

Mais on trouve ce type de bateau dans l'iconographie jusqu'au xvf siècle. Il y a donc une large plage de datation possible qui ne dépasse cependant pas le XVIe siècle.

IV-5 , voire ancre-bateau Pl. IV-4 et surtout des chaussures à haut talon, chaussures masculines ou chaussures de marin, dont le type est bien connu pour le xvne siècle. Au moins cinq représentations ont été relevées à la cathédrale SaintPierre. Il est étonnant de constater que les évolutions de la mode, bien connues par d'autres représentations graphiques ou picturales, n'ont pas été prises en compte par les scripteurs.

Ce type de chaussure stéréotypé porte donc à un moment donné un sens fort et pérenne. Il faut noter en particulier l'original panneau du chevet de SaintPierre de Saintes présentant 6 chaussures à boucle absolument identiques mais de tailles très légèrement différentes Pl.

Il y a en général peu de fantaisie décorative dans les représentations de ces chaussures quadrillage comme à Brouage, ou parfois décor en croix. Une seule composition à Saintes aboutit à des jeux graphiques qui par la position et le mélange suggestif d'une chaussure masculine et d'une chaussure féminine, pourrait bien avoir une signification sexuelle Pl. V-l Des chaussures de ce type sont connues à La Rochelle, Brouage -où l'une, peut-être féminine, est associée à un rinceau, Marennes.

La cathédrale Saint-Pierre offre l'image peu rencontrée ailleurs d'un sabot à l'extrémité d'empeigne enroulée.

Il faudra bien entendu affiner la typologie des bateaux représentés et leurs datations, mais comme déjà constaté, la plupart sont de haute mer. Cela pose une question historique. Au XVIIE et xvnie siècle, certains de ceux-ci remontaient-ils, hâlés jusqu'à Saintes, -voire plus haut, la Charente ou ont-ils été vus dans d'autres ports, -on pense immédiatement à Rochefort par les gabariers -des bateaux de haute mer figurant à Port-d'Envaux Pl.

V-2 ou à Juac ports fluviaux par excellence Pl. La culture maritime ou fluviale est de toute façon très ancrée chez les scripteurs d'Aunis et de Saintonge, car rares sont les édifices à graffiti même un peu éloignés du fleuve, de l'estuaire ou de l'océan qui ne présentent pas ce thème de figuration. Ainsi par exemple à l'église du Douhet, avec une représentation assez effacée d'un bateau avec son ancre ou encore à Réaux, à Chadenac, à Neuillac Pl.

V-4 , à Saint-Just-Luzac avec une curieuse représentation navale de type caravelle Pl. VI-1 , à l'intérieur de l'église de Saint-Sornin Pl. VI-2 , ou à Avy où un curieux bateau inachevé s'étale au chevet sur 80 cm de long et 20 cm de haut. Pour une interprétation typologique de ces bâtiments, il sera intéressant de confronter les graphies saintaises à celles de Brouage PI. VII -1 à 6 ou à celles de l'église de Marennes Pl.

VIII-1 qui demeurent les sites de référence en matière de représentations marines, bateaux de haute mer exclusivement mais aussi bateaux de travail et de navigation côtière, et à celles de Juac, commune de Saint-Simon, au mur des gabariers, site de référence pour les représentations de gabares, voire d'éléments de gabare comme des gouvernails Pl.

Ce site comporte aussi des bateaux de haute mer du début du XIXe siècle, -les seules dates associées étant du premier tiers du XIXe siècle, certainement vus à Rochefort par des gabariers lors de leurs voyages. Il est en effet peu probable que ces gros navires aient pu remonter la Charente jusque là, en tout cas à la voile.

Un dessin de Léon Gaucherel conservé au musée des Beaux-Arts de Saintes montre une gabare sur la Charente avec un mât démesurément haut portant trois niveaux de voile. Cette surcharge de toile montre la difficulté, même pour un bateau relativement léger, à capter des vents contrariés par les berges et la végétation.

Pour illustrer cette constatation, ne perdons pas de vue que, en fonction des conditions, un voyage de gabarier entre TonnayCharente et Angoulême pouvait durer de 16 jours à 2 mois! Dans ces grands sites, l'intérêt esthétique se double souvent d'un intérêt documentaire et technique. Ainsi le bateau aux voiles carguées avec ancre et annexe du clocher de l'église de Marennes Pl. X-l et le bateau aux voiles larguées des latrines de Brouage Pl. X-2 , ayant la chance d'être dans des milieux abrités, figurent parmi les plus belles représentations navales des côtes de l'Ouest.

Parmi les représentations marines imaginaires, il faut mettre à part les vigoureuses gravures dans la salle de l'horloge du clocher de Saint-Eutrope. Les vaisseaux en forme de nefs médiévales Pl. V bis, 2 , peut-être de la même main et sur des panneaux très chargés, ne doivent pas être antérieurs au XVIIIe siècle. Si quelques-uns sont assez réalistes Pl. V bis, 1, 5 , les autres grande représentations -l'une de celle-ci mesure 63 cm de long sur 52 cm de haut, vont d'une sorte de bateau tour de Babel à un bateau oiseau dont la figure de proue serait la tête.

V bis 3, 4. Un imaginaire et un traitement bien particuliers donc. Pour rester dans le domaine des moyens de transport plus contemporains, signalons à l'hôpital de Saintes et datables des années , un avion en piqué semblant larguer une bombe -de nombreux militaires sont alors en convalescence dans les locaux et.

Quittant le domaine des édifices religieux, il faut noter que des représentations de bateaux existent aussi sur des édifices civils, escalier du Présidial, hôtel Monconseil. Quelle est la signification des gravures de bateaux sur les églises? Précision ou imprécision du trait, qu'importe, le bateau est là, voyant, et ce n'est pas le détail technique qui compte forcément. Même s'il y a un aspect témoignage simple, pour une grande partie de ces représentations, je pense en effet qu'il faut leur accorder une valeur comparable aux ex-voto.

Dans l'état actuel de la recherche, elles sont de deux types, - imaginaires, - interprétées mais réelles, et en tous les cas identifiables. On peut trouver soit des architectures religieuses, les plus nombreuses, soit des architectures civiles. Imaginaires, ce sont des architectures religieuses ou civiles combinant des structures complexes, comme des tours, les exemples les plus spectaculaires de ces compositions étant les étonnantes architectures finement gravées du revers du narthex de la cathédrale Saint-Pierre Pl.

Sur une base de pilier de ce même lieu, une frise naïve mélange architectures, blason, bateau, personnage. Réelles, elles peuvent représenter des monuments disparus de Saintes, tels que la façade de Saint-Eutrope ou son profil avec la nef encore debout Pl.

Ces parties du monument furent détruites en ce qui donne une date butoir pour la réalisation du graffiti. Le modèle aurait pu en être un blason visible sur différents monuments disparus de la ville, voire les monuments réels des fortifications médiévales alors encore debout, salle des cloches à Saint-Pierre. Réelles encore, ce sont essentiellement des représentations du clocher de Saint-Eutrope ou du profil de la cathédrale Saint Pierre. Si certaines de ces architectures sont maladroites ou simplement symboliques et répétitives, voire une pâle répétition d'un modèle proche vis torte , d'autres sont très réalistes et offrent une image documentaire du monument.

La gravure dans la vis torte, particulièrement remarquable par la qualité du dessin et de l'incision représentant la cathédrale Saint Pierre de profil et signée, semble-t-il, par son auteur Jean Bouchut prouve par le sens du détail et des proportions que le scripteur doit être un artisan ou un artiste proche du métier du bâtiment. Elle se trouve sur le mur opposé à une fenêtre qui lui offre un éclairement maximum en début d'après-midi. Ce même patronyme Jean Bouchut se retrouve quelques blocs plus loin associé à une date Pl.

Dans le clocher, d'autres représentations architecturales dont une sur le même panneau associant la cathédrale Saint-Pierre et le clocher de Saint-Eutrope, sont particulièrement remarquables dans la composition et la gravure Pl. XII-3 et pourraient être de la même main. XII 5 et 6. Une très grande architecture avec semble-t-il une tour ou un clocher, surchargée et d'environ 1,70 mètre de haut est en cours de relevé dans un étage du clocher. Parmi les représentations civiles beaucoup plus rares, il faut relever le château sur gradins avec trois tours de la vis torte et attribuable au XIXe siècle Pl.

Sur un certain nombre de sites il existe des représentations de moulins-tours Brouage, porte Royale, Marennes avec deux exemplaires, dont l'un surcharge un panneau de trois bateaux. XIII-2 Rappelons pour mémoire et pour réhabiliter la qualité de son travail, le scripteur en bon observateur ayant fait figurer, en plus des bastions maçonnés, les circonvallations de terre, l'exceptionnel plan de la citadelle de Brouage gravé porte de Hiers, et datable du XVIIe siècle Pl.

Les représentations humaines Elles sont peu nombreuses, quelques profils maladroits ou volontairement caricaturaux escalier de Saint-Pierre, Pl. XIV-5 ou des visages de face. Dans le clocher de Saint-Pierre une composition, due certainement à une surimposition de hasard, associant un buste main levée et un bateau, fait songer à un homme à la mer!

Les représentations humaines les plus spectaculaires et antérieures au XIXe siècle se trouvent dans la vis torte à la cathédrale Saint-Pierre et salle de l'horloge à Saint-Eutrope. Dans le premier site, il s'agit d'ailleurs du même motif répété au moins quatre fois dont une où seule la partie inférieure du corps est représentée , avec des variantes, motifs dûs peut-être au même scripteur.

Il s'agit de représentations d'un soldat ou d'un corsaire en habits XVIIIe, avec une épée et fumant la pipe, coiffé d'un démesuré bonnet chaussette Pl.

Cette représentation d'art populaire est assez stéréotypée. Dans de telles représentations, graffiti et art populaire se mêlent donc dans le même imaginaire.

Des petits personnages fumant la pipe mais sans épée sont présents dans les latrines de la citadelle de Brouage. L'un d'eux, par son costume et sa coiffe, fait songer à un derviche tourneur, l'autre est plus fruste Pl.

Dans la salle de l'horloge de Saint-Eutrope, on retrouve à de nombreux exemplaires des personnages à la pipe Pl. XIV ter, 3 , dont l'un, monumental, mesure près de 1,40 mètre de haut et un autre, dont seul le buste est représenté, associé avec un second personnage féminin, si l'on en croit le traitement bouclé de la chevelure qui lui met la main sur la joue Pl.

Le traitement différent du bonnet par rapport aux figurations de Saint-Pierre permet de dire que ces représentations sont dues à deux scripteurs différents. Dans la vis torte de Saint-Pierre, un profil au bonnet phrygien de très belle qualité associé à un patronyme et à une date, , ressort autant de la déclaration politique que de l'artistique Pl.

Un visage de face associé à un fléau Pl. Dans la salle des cloches, deux compositions monumentales maladroites et très profondément incisées de même style, intègrent des lignes et des profils. La complexité du panneau ne permet pas de déceler une réelle liaison entre eux. Dans le clocher de Saint-Eutrope, il existe, en plus d'inscriptions et de patronymes, au moins quatre représentations humaines peintes à l'ocre, attribuables au début du XIXe siècle l'une est associée à la date de Deux sont plus particulièrement remarquables.

L'une, de face, représente un personnage avec un baudrier et deux massues; l'autre, de profil, pourrait être interprété comme une représentation de compagnon le personnage semble s'appuyer sur une canne à pommeau et de sa bouche sort un rinceau , Pl. Cette notion de graffiti, non plus gravés mais dessinés, est importante à prendre en compte dans l'inventaire et le dénombrement, car ce sont les plus fragiles et nombre d'entre eux ont dû disparaître.

Ce type de représentation est également présent dans le clocher de la cathédrale Saint Pierre. Mais le panneau historié le plus curieux se trouve en haut de la vis torte sur le parapet faisant face à la terrasse. Signalé anciennement mais incomplètement, il s'agit d'une scène complexe de combat Pl. XVI-1 groupant plusieurs personnages sur plusieurs registres.

Le panneau étant surchargé, le relevé est assez difficile et la présence d'un personnage cornu dans un décor de palmier? Les costumes et les coiffes permettent cependant de dater cet ensemble du XVIe siècle.

La date de avoisine d'ailleurs ce panneau accompagnée d'un patronyme. Ce graffiti est exceptionnel, justement en raison de la représentation non masquée du diable. En effet si on parle beaucoup du malin au Moyen Âge c'est souvent à mots couverts et ses représentations en graffiti et à visage découvert sont assez rares.

Les visages seuls ou les bustes sont assez peu répandus dans les églises visitées. Les profils sont plus nombreux à la citadelle de Brouage, dont celui, très émouvant, gravé à la porte de Hiers associé à une chaussure masculine, et peut-être du xvif siècle, d'une femme avec résille et broche Pl.

Par contre, la représentation humaine complète n'est pas rare dans les églises de Saintonge: XV-7 placée volontairement de façon frontale sur une arrête de la pierre, personnage avec un ample vêtement de face à Échebrune Pl. XV-6 , personnage couronné de profil à Saint-Sever Pl. XV-2 ou frise combinant personnages féminins composés de deux triangles opposés par la pointe et masculins longilignes à Biron Pl. XVI-5 ou dans cette même église un personnage semblant tenir un poisson à moins que ce ne soit l'avant-bras levé avec une représentation naïve de la main Pl.

XVII-1 ce qui rappellerait un traitement identique d'un personnage de l'église de Moings. Dans les scènes pacifiques de l'église de Marignac, plusieurs personnages associés à des paons ou à des arbres pourraient évoquer la symbolique du jardin médiéval Pl. Sur ce même édifice, à l'extérieur, un personnage de profil rappelle le style des pèlerins de l'église d'Échebrune.

Les datations avancées pour ces représentations humaines couvrent plusieurs siècles, du xif possible Biron, Marignac, Moings au xxe siècle, hôpital de Saintes. Les lieux d'enfermement sont propices à l'art du portrait. Des représentations très réalistes de militaires du début du XIXe siècle, en tenue, sont présentes à l'Abbayeaux-Dames Pl.

XVII-4 , accompagnées de dates, de déclarations Pl. L'ensemble saintais le plus important en nombre de représentations humaines, masculines et féminines, plus ou moins profondément gravées se trouve sur les murs de l'hôpital.

Datables du milieu du xxe siècle et attribuables pour l'essentiel à des prisonniers de guerre ou des militaires en convalescence, ces gravures vont de la naïveté la plus parfaite, tel le marin à la pipe Pl.

XV-4 , ou à la caricature Pl. À l'église d'Avy, une curieuse frise gravée sur l'intrados d'une voûte met en scène, au milieu de griffures, trois personnages assez profondément incisés, chacun avec une cupule au bas-ventre.

Nous avons évoqué plus haut une éventuelle interprétation sexuelle de cette gravure Pl. La datation semble être antérieure au XIXe siècle. Représentations animales Les animaux les plus couramment représentés pour les graffiti attribuables aussi bien aux xvn - XVIIIe siècles qu'au XIXe siècle sont des oiseaux, paons en particulier, la parade amoureuse figurée dans le clocher de Saint-Eutrope, mouette assez bien saisie de l'Abbaye-aux-Dames Pl.

Les oiseaux sont visibles dans plusieurs églises de Saintonge, au premier rang desquels les somptueux paons de l'église de. Aucun animal domestique n'a été retrouvé pour l'instant à Saintes. Il est étonnant, mais c'est une constatation effectuée dans d'autres régions, de ne trouver que très rarement des représentations d'animaux de trait, d'élevage ou de chevaux.

Ces dernières existent en dehors de Saintes, mais presque exclusivement dans le cadre de scènes guerrières où d'ailleurs le traitement du harnachement et de l'armement est plus important que le cheval luimême. À Rioux, Moings, Chateauneuf-sur-Charente, Biron, au contraire, le cheval, par maladresse, est disproportionné par rapport au cavalier Pl.

Il est une exception à l'église de Marignac où une tête de cheval est ébauchée à l'extérieur, alors qu'un cheval entier figure à l'intérieur Pl. XIX-2 et 3 au côté d'autres quadrupèdes plus difficilement identifiables. Il est vrai que l'exubérance du bestiaire roman, qui emploie dans ce secteur la tête de cheval mordant un bâton rond comme un redondant décor de voussures, voire de modillons, a pu également inspirer le scripteur. Quoiqu'il en soit, on peut se demander si cette absence dénote une certaine rareté du cheval dans les campagnes jusqu'au XVIIIe siècle?

En règle générale, et l'inventaire en Charente-Maritime reste à faire en ce domaine, les animaux utilitaires sont plus souvent représentés dans les bâtiments agricoles moulins, fermes. Il faut signaler comme exceptionnelle la belle représentation, certainement de la première moitié du xxe siècle, d'un cheval avec son licol dans le clocher de l'église de Marennes et celle, certainement de la même main, d'un éléphant? Bel éclectisme de ce scripteur qui grave également une tête de Christ nimbé et un profil d'homme avec coiffe et mégot à la bouche.

Pour rester dans le domaine ethnographique, il serait d'ailleurs intéressant de lancer une recherche systématique sur les graffiti des moulins et des fermes de Saintonge, piste largement ouverte par Luoc Bucherie dans sa thèse, et de comparer leurs thèmes à ceux figurants sur les édifices religieux.

Nous aurions là un matériel statistique capable de mieux nous faire appréhender les motivations des scripteurs prière, ex-voto, simple témoignage, désir de pérennité. Ainsi, le moulin du Fâ, commune de Barzan, présente pas moins de onze bateaux, certes très érodés, bateaux présents aussi sur quelques chaînages des fermes alentours.

La proximité de l'estuaire explique certainement cette densité. On a là un témoignage, rien de plus. Ouvrons une parenthèse pour signaler que les plus beaux graffiti animaliers repérés à Saintes et concernant des animaux domestiques chiens , dont certains confinent à des miniatures, sont beaucoup plus récents milieu xxe siècle et se trouvent dans l'enceinte de l'hôpital Pl.

Mention particulière doit être faite d'un panneau de la porte de Hiers à Brouage, présentant dans un entrelacs de traits où l'on reconnaît un bateau du type de ceux du XVIIe siècle, des chaussures, une tête de molosse aboyant, -de la gueule largement ouverte sortent des traits.

Le cou avec un collier est traité, mais le reste du corps se perd dans un lacis d'incisions difficiles à démêler Pl. La datation d'un tel ensemble est impossible, même si la date de est associée au panneau. Représentations d'outils Elles sont à Saintes, en général, associées au passage des ouvriers entretenant ou restaurant le monument.

Dans la vis torte de Saint-Pierre présence de nombreuses représentations d'outils de couvreurs ardoisiers. Une représentation de ce type associée à un bateau est visible salle haute des Jacobins à Saintes Pl. Assez stéréotypées, les manches pouvant cependant être plus ou moins décorés intégralement ou partiellement de hachures ou portant parfois des patronymes ou des initiales.

Dans les combles de la cathédrale Saint-Pierre, la représentation d'un tel outil est associée à la date de Quelques signes relevés dans le cloître et dans l'escalier du clocher et qui ne sont pas à proprement parler des signes lapidaires originels peuvent être interprétés comme des signatures assez stéréotypées de professionnels du bâtiment Pl. XX-5, 6, 7, 8. L'église du Douhet porte un signe de ce style et de nombreux ont été signalés par Luoc Bucherie5 sur d'autres monuments, tels que la tour Saint-Nicolas à La Rochelle ou encore sur l'église de Tonnay-Charente, ou dans le clocher de l'église de Marennes.

Parmi les outils divers, dans le clocher de Saint-Pierre de Saintes, signalons la présence d'un fléau, déjà mentionné, associé à un visage, outil que l'on retrouve dans la vis torte.

En dehors de l'immédiat val de Charente, ce sont surtout des serpes taillant qui apparaissent, soit isolées, soit associées en panneaux aux églises du Douhet Pl. XXI-2, 3 , Chadenac Pl. Une cartographie de ces représentations d'objets liés à la culture ou à la vigne permettra peut-être de dresser une carte des occupations traditionnelles dominantes et des zones où se croisent un imaginaire terrien et un imaginaire tourné vers les activités du fleuve ou de la mer.

Le curieux graffiti du beffroi de l'Échevinage représentant un billot et un tranchoir pourrait aussi évoquer le travail du cuir Pl.

Sur le site de l'Abbaye-aux-Dames et parmi les objets du quotidien, il faut noter la représentation d'une carafe à une anse, dont le fond facetté fait songer à un objet en verrerie d'un type très répandu à la fin du XIXe siècle. Dans l'état actuel de l'inventaire, les armes sont peu souvent objets de représentations isolées, en dehors des scènes de combat, même dans les lieux de casernement Un pistolet avec inscription du XVIIIe siècle a été relevé au clocher de Saint-Pierre, un fusil figure sur le façade de l'église d'Aulnay, une épée gigantesque est visible à la Porte Royale à Brouage.

Inscriptions et déclarations La grande majorité des inscriptions sont des initiales ou des patronymes dont les plus anciens datent du premier tiers du XVIIe siècle.

La véritable connaissance des motivations des scripteurs passerait par le dépouillement systématique des patronymes, les lieux d'origine, la recherche des classes sociales, des professions. À Saintes, grâce aux scripteurs qui ont associé trop rarement! L'inscription saintaise la plus anciennement connue à ce jour et la plus ancienne, dédicace peut-être inachevée, se trouve dans le narthex de Saint-Pierre, surlignée par un douteux entourage noir. La transcription traditionnellement admise en est: Il s'agit bien d'un graffiti et non d'une inscription officielle.

On imagine mal en effet que pour glorifier la construction en question on se soit contenté d'une plaque de cette médiocre qualité! Qui était ce Jehan Bellet? Très certainement un clerc. Au-dessus de cette déclaration, une grande inscription semble évoquer le couvrement de l'église un 14 janvier est-ce une allusion à la tranche de travaux qui voit le couvrement de la nef vers ?

Les églises de Saintonge sont donc en général peu bavardes, et rares sont les patronymes associés à un lieu d'origine ou à une profession. Qui était par ailleurs ce Gabriel Tourneur, dont le patronyme est associé à une représentation de bateau sur ce même site? Dans la salle de l'horloge de Saint-Eutrope, et dans une belle graphie réglée, i. Essentiellement donc des notations personnelles, pas d'inscriptions qui soient des témoignages ou des réactions face à des événements politiques ou météorologiques.

Enfermés au XVIIIe siècle dans les anciennes forges, les scripteurs laissent quelques patronymes, s'exhortent mutuellement à la foi par la gravure de psaumes, de calvaires ou de maximes plus intimes Pl. Blasons et politique Il faut noter la présence de quelques fleurs de lys plus ou moins maladroitement dessinées, plus ou moins élaborées, présentes salle de l'horloge à Saint-Eutrope ou à la cathédrale Pl. XXIII, 5 et 6 , nous retiendrons celles, très voyantes et de datation difficile certainement traces de FFI réfugiés dans ce lieu , de la vis torte à la cathédrale Saint-Pierre.

Une potence avec pendu fut gravée dans une annexe du clocher de SaintPierre Pl. Ce dessin du pendu se retrouve à la porte de Hiers à Brouage avec un virulent regrattage postérieur Pl. Regrattage encore sur ce même site, mais à la porte Royale, cette fois pour une fleur de lys Pl.

C'est dans ce jeu de dialogue et de contestation entre scripteurs, par-delà peut-être les années, que le graffiti apparaît comme le plus représentatif d'un besoin d'expression et de communication. Pour clore les représentations de fleur de lys, notons qu'elles sont parfois l'aboutissement de jeux de compas très élaborés? On peut se demander alors si elles ont le même sens que celles, plus maladroites, plus spontanées, mentionnées ci-dessus.

En règle générale, les fleurs de lys ne sont pas rares, timides ou plus affirmées, sur les édifices religieux de Saintonge, mais doit-on systématiquement les interpréter comme affirmation d'un sentiment politique et non comme simple jeu de reproduction d'une image attirante dont le contenu n'est pas forcément assimilé? Les blasons présents en quelques exemplaires dans la cathédrale Pl. XXIV4 ou au clocher de Saint-Eutrope nécessiteront une vérification pour savoir s'ils sont imaginaires ou réels.

Cette question du réel ou de l'imaginaire a été évoquée au sujet des pavillons figurant à la poupe des bateaux de Brouage, souvent représentés avec des diagonales. Celles-ci me semblent plus un réflexe naturel pour remplir un tel espace, une convention, que la volonté d'une représentation d'un pavillon réel et identifiable. Les blasons se rencontrent assez souvent dans les églises à Neuillac, où deux exemplaires sont visibles, et à Marennes, où le panneau présentant des gravures postérieures laisse cependant deviner, sous un dais fleurdelisé, des initiales et la date de Pl.

Les blasons les plus spectaculaires et déterminables se trouvent aux portes de la citadelle de Brouage Pl. Les modèles des scripteurs devaient se trouver sur le site même, en levant simplement la tête. Ce panneau est daté par ailleurs de et nous nous trouvons là devant une réaction nationaliste et patriotique suite à la défaite de Parmi les déclarations de loyalisme il faut noter, à la porte de Hiers à Brouage et en cours d'effacement naturel, une inscription sur trois lignes dans un cadre qui.

Signes de pèlerins Les signes de pèlerins sont essentiellement représentés par des fers à cheval assez stéréotypés, associés ou non à des croix ou au monogramme du Christ comme au beffroi de l'Échevinage où un fer à cheval sert de dais à un monogramme.

Certains fers sont nus, d'autres portent la trace des clous. Ils sont largement présents dans les églises du Val de Charente. Ainsi, on ne peut pas passer sans le voir devant un exemplaire très profondément incisé, près de l'entrée latérale de l'église de TonnayCharente. Les fers à cheval, comme pour confirmer la légende de l'origine de la coutume qui voulait que le pèlerin partant cloue un fer sur la porte de son église de départ, sont le plus souvent gravés près des entrées Saint-Sever-sur-Charente.

Pour mémoire, l'ensemble le plus spectaculaire de fers se trouve, associé à des marques de tâcherons, sous la voûte de l'hôpital médiéval de Pons. Ce symbole du fer à cheval peut donc être l'emblème du pèlerinage, pas uniquement jacquaire, comme l'atteste leur présence à la collégiale de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, mais aussi sur les chapelles récentes du chemin de croix qui conduit à la SainteBaume, mais aussi du voyage en général ou du nomadisme.

Les visiteurs du tombeau de Saint-Eutrope ont pour leur part gravé une multitude de signes dans l'église basse, sur les piliers du déambulatoire Pl. Essentiellement signes de croix ou représentations d'ostensoirs dont on peut dresser une typologie assez variée.

La datation en est malaisée, mais certains piliers sont dégradés par les gravures successives, dont certaines peuvent être médiévales. Aucun fer à cheval n'a pour l'instant été repéré dans la crypte.

Mais le fer à cheval peut avoir également d'autres significations, comme la signature d'un maréchal ferrant militaire Abbaye-aux-Dames , ou simple trace du passage d'un voyageur, comme celui gravé au XVIIIC siècle à la porte de l'hôpital de Brouage Pl.

Pour mémoire, la représentation la plus émouvante liée au pèlerinage de Saint- Jacques se trouve au portail de l'église d'Échebrune où, de chaque côté de la porte, une procession de pèlerins avec chapeau et bourdon est représentée, en marche Pl. La gravure, très usée, et le costume esquissé, la composition fruste qui rappelle certaines peintures murales jacquaires, comme la peinture murale de l'église de Brancion en Saône-et-Loire, pourraient permettre de dater cette scène des xm - XIVe siècles.

Bel exemple de l'esprit de synthèse de ces scripteurs, ou trait d'ironie sans concession, sur le même site, on trouve représentées de simples semelles. Les croix, parfois très visibles, sont souvent les seuls graffiti que l'on trouve sur un certain nombre d'édifices religieux ruraux, comme par exemple à l'église de SaintBris-des-Bois. La connaissance de la disposition des anciens cimetières par rapport à l'édifice permettrait de mieux les interpréter comme signes de visiteurs.

Les signes religieux sont très classiquement des croix, des calvaires simples ou sur gradins, associés ou non à des monogrammes Brouage, courtine de la mer, forge-prison , Pl. Affligée, elle demande au Christ de changer sa beauté en laideur. Car un ménétrier agenouillé joue du violon tout près: Pilosité et vêtement féminin sont des attributs contradictoires, certes, mais nécessaires au mystère, à la fascination, au sacré Wilgeforte renforce les protections et, comme le Christ, a la vertu de les délivrer.

Elle intercède entre les sexes grâce à sa double nature et à son pouvoir magique, conjuratoire. Son aspect barbu et chevelu évoque donc bien un caractère vitaliste lié à la fertilité. Il peut aussi se structurer autour de la pulsion incestueuse: Les caractéristiques de sainte troublent les catégories de genre: Elle est aussi la travestie la plus populaire de la chrétienté.

Elle part le 23 février sans prévenir ses parents qui auraient préféré la voir se marier avec un garçon de Neufchâteau. Dans le procès en réhabilitation, éloge est fait de sa pureté au contact des hommes qui la respectent et même la craignent Mais les témoignages trahissent une réelle fascination pour son corps, en particulier pour ses seins. Dès la fin du XVI e siècle, dans une pièce de théâtre, le jésuite Fronton-du-Duc souligne chez elle un conflit entre les conventions de la société et le commandement de Dieu: Quant à savoir laquelle des voix, de saint Michel, de sainte Catherine ou de sainte Marguerite, le lui ordonna, elle se refuse à répondre.

Elle est donc questionnée à nouveau sur ses préférences: Les juges refusent alors la communion à Jeanne et soulignent sa veine satanique faite de rébellion. Ainsi, pour les accusateurs, la question du travestissement révèle sa condamnable insoumission. La tentative des juges pour plaider la fétichisation des armes au nom de la France afin de confirmer la voie diabolique, échoue. Ils désirent les faire passer pour des émanations démoniaques.

La diabolisation joue ici sur une confusion des sexes dans la communion. Tu as dit aussi que pour nulle chose tu ne ferais serment de ne point porter ledit habit et les armes.

En toutes lesdites choses, tu dis avoir bien fait et du commandement de Dieu. Tu adores et sens mal en la foi. Tu te vantes vainement. Or, le 28 mai, les juges trouvent Jeanne en prison revêtue de son habit masculin: Le Bourgeois de Paris rapporte: Ailleurs, on assiste à une multiplication de nouvelles Pucelles Claude des Armoises en , Jeanne de Sermaize en Nombreuses sont celles qui rencontrent directement Dieu entre les années et Rubens la figurera armée dans la même pose, avec de longs cheveux, mais roux, flottant sur son armure et retenus sagement par une tresse médiane Ainsi, elle devenait une amazone chrétienne, femme forte et vertueuse, qui allait réapparaître plus tard dans le débat féministe du siècle.

Dans de nouvelles expériences spirituelles, le corps de la sainte est celui du Christ de la Passion, et saigne comme lui. Le renversement des genres par le travestissement y est remplacé par la fusion des identités sexuées. Virginité, célibat et continence dans le christianisme primitif, [], Paris, Gallimard. Pour une histoire des genres à la Renaissance. Revue francophone d'histoire des femmes et du genre toutes sociétés et toutes périodes. Sommaire - Document précédent - Document suivant.

Texte intégral PDF Signaler ce document. Notes 1 Anson Vouaux, Paris, Letouzé et Ané, Lipsius et Bonnet, Acta apostolorum apocrypha , Leipzig,